QUÉBEC-FRANCE Rive-Droite de Québec
 
Adhésion à Québec-France
Vign_logo_rive-droite




Pour devenir membre de Québec-France Rive-Droite... contactez-nous et veuillez remplir le formulaire que vous trouverez dans l'onglet ci-haut "Bulletins" et tout à fait au bas de la page: FORMULAIRE D'ADHÉSION

 
20e Festival des Chants de Marins 2019
 
GALETTE DES ROIS 2016
 
LES BOÎTES À CHANSONS 2015
 
Vign_Papineau_Orateur_Patriotes

*** Photo : source Wikipedia, Papineau harangue la foule des partisans *** 

 

Voici une invitation de l'Association Québec-France Rive-Droite de Québec 

Conférence de Joël Vallières, historien

Coup d’oeil sur l’Histoire des Patriotes (1837-1840)


Le lundi 23 mai sera le jour de la fête des Patriotes. Mais les Papineau, Nelson,

De Lorimier… qui sont-ils au juste ? Pour quoi se battaient-ils ?

Que revendiquaient-ils ?

Ont-ils un lien avec la France ? Quel fut leur sort ?

Et quels furent les bénéfices

de ce courageux et triste épisode de notre

histoire du Québec ?


Voilà de nombreuses questions auxquelles tentera de répondre

notre conférencier Joël Vallières,

professeur d’histoire à l’Université du 3e âge.

 

Dimanche 15 mai 2022

Heure : 13 h 30

Lieu : Maison Louis-Fréchette, 4385 rue St-Laurent, Lévis (St-David) G6V 8M8

(accès facile par la côte de la rue Hallé, en passant près de l’église St-David)

 

Coût d’entrée : Membres AQF – 5.$ / Non-membres – 10.$

( Vous pourrez prendre la carte de membre sur place )

 

Vous êtes cordialement bienvenus, ainsi que vos amis qui le désirent.

Nous vous demandons cependant de nous confirmer votre participation,

afin de mieux organiser la disposition des lieux.

 

 
Vign_Sur_le_chemin_de_la_liberte

Pourquoi faut-il…?

 

Pourquoi faut-il que le chemin

qui mène vers la liberté

soit tapissé de sang et de morts,

de flaques nauséeuses où pataugent

des âmes sordides aux mains lourdes,

qui manipulent avec froideur

les pions du jeu d'échecs ?


Le chemin vers la liberté résonne

du chant sourd des résistants

qui gonfle leur courage…

il gronde du bruit meurtrier des noirs canons

qui dansent d'explosions lugubres…

il retentit des râles désespérés

de ceux qu'on assassine,

le visage éteint dans le vert des herbes,

le corps déchiqueté sur les rivages boueux

de l'indifférence…


Pourtant, malgré tout,

chacun espère toujours

qu'au bout du long chemin éventré

se lèvera le jour et brillera le soleil…


Mais pourquoi faut-il semer tant de douleurs

pour faire germer notre liberté ?

 

*** Paul Lacasse, Aux Saisons du coeur, p. 22, - Ouvrage conjoint «Art et Poésie»,

Paul Lacasse et Suzanne Lavigne, @ Droits 2022***


 ** Tableau de Suzanne Lavigne, Sur le chemin de la liberté **

 
UNE AMITIÉ FRANCO-QUÉBÉCOISE BIEN ENRACINÉE !
Vign_Concours_AQF_iBs
 

Les bruits de l’agression

 

La guerre est la frange d’un ouragan

où tous les objets familiers s’envolent

emportés par la violence du grand tourbillon.


Toutes les voix s’y mêlent et s’y confondent

à travers le tintamarre assourdissant

des machines de guerre infernales.


On y perçoit d’abord le bruit incrédule

des colonnes alarmantes de chars blindés

qui encerclent un peuple voisin fraternel.


Puis vient le rythme saccadé du bruit des bottes

piétinant la vie des frères et sœurs de naguère

qui vivaient comme racines entremêlées.


Entendez s’abattre sur les maisons et les habitants

des pluies d’obus et de missiles incendiaires

pour brûler au coeur toute idée de résistance.


Et voyez dans les débris de la désolation

des mains inertes, comme un dernier appel à l’aide,

des corps déchiquetés, et même des oursons d’enfants.


Oh! discernez-vous monter comme un drapeau

le bruit fier des insoumis qui tiennent tête

pour défendre leur droit de vivre libres ?


Percevez-vous, suintant de partout, le bruit des moutons,

de ceux qui capitulent pour un peu d’argent

et de ceux qui s’accommodent pour beaucoup d’argent ?


Entendez-vous gueuler les lâches qui ne feront rien,

qui refusent de prendre partie pour l’humain

mais qui ont l’art de manier les paroles vides ?


Et reconnaissez-vous, par dessus tout, le bruit des roubles

qui savent tresser la laisse de la soumission

garantissant os de poulet, os de pigeon ?


Peut-on voir dans le ciel le bruit des colombes,

dérangeantes et tristes comme tourterelles,

réclamer la paix dans ce désert métallique…


Distinguez-vous, martelé en cascade, le bruit du passé

résonner et imposer, dans la cruelle cacophonie,

son refrain funèbre de recréer l'empire imaginaire ?


** Paul Lacasse, L'Horreur venait de l'Est, @ Droits 2022 **

 

Vign_UKRAINE
 
Vign_IMG_4800_2_

Les trois nouveaux membres du Conseil d'administration 2021-2022

( à partir d'une image d'il y a quelqes années... en attendant une nouvelle photo )

 

 
Vign_Boutcha_UKR

Entendez-vous les loups?


Entendez-vous dans le soir sombre

des cris lointains venir agacer nos oreilles,

des hurlements aigus à nous glacer le sang ?


Voyez-vous luire au fond de nos forêts

les flammes acérées de leurs yeux terrifiants,

les voyez-vous ici et là s’agiter derrière nos sapins ?


Sentez-vous le danger se rapprocher de nous,

encercler nos hameaux et nos villages,

monter la garde aux portes de nos villes ?


Et rencontrez-vous parfois dans les matins obscurs

la carcasse évidée d’une malheureuse victime,

comme un sinistre présage à l’orée de nos champs ?


Les hordes cruelles et sanguinaires sont lancées,

le maître des steppes n’a eu cesse de les affamer,

de dresser les meutes les unes contre les autres.


Gare à vos troupeaux et gare à vos enfants,

au dehors, jour et nuit, la menace rôde

car les loups ont l’appétit et les dents aiguisés.


Malheur à nous lorsqu’ils apparaîtront

très bientôt aux portes de la ville,

car ils s’avancent et ne respectent plus rien !


Hélas, les loups affamés sont entrés dans nos murs,

avec une hargne inconnue ils n’ont laissé que les os

de la carcasse poussiéreuse qui était jadis une ville.

 

** @ Paul Lacasse, L'Horreur venait de l'Est, Droits 2022 **

 

 

Rencontre avec une poétesse de l'espoir,

Andrée Chedid  ( Le Caire 1920 --  Paris 2011 )

 Note : Sa poésie est particulièrement d'actualité en ces jours tristes pour plusieurs pays, notamment le Liban, toujours au fond du baril, et bien sûr l'Afghanistan pour qui le pire s'invite en ce moment.

 Andrée Chedid, bien que peu connue au Québec, fut une auteure très prolifique; romans, nouvelles et poésie se succédèrent à un rythme remarquable.

Elle se mérita notamment le Prix Goncourt de la nouvelle en 1979, le Grand Prix de la littérature Paul-Morand en 1994, et le Prix Goncourt de la Poésie en 2002.

 ooooooooooooo

- "La poésie parle pour tous ceux qui sont étouffés, ceux dont la voix a été affaiblie à travers les siècles, les traditions ou les prisons de toutes sortes..."

«Ces mots de la poétesse Andrée Chedid, résonnent davantage encore aujourd'hui. Elle aurait eu 100 ans ce 20 mars 2020.

« Poétesse, romancière, autrice de théâtre, de chansons, de nouvelles... Andrée Chedid naît en 1920 au Caire, dans une famille syro-libanaise. Son fils et son petit-fils, les chanteurs Louis Chedid et -M- ont tous deux interprété ses textes. Dans l'ensemble de son oeuvre humaniste affleure une même obsession de la poésie, l’espoir d’un monde meilleur, l’amour comme horizon et la vie comme conquête. Voici la conception qu'elle se faisait de la poésie en 1979, sur Antenne 2, dans l'émission “Aujourd’hui madame : la créativité féminine”. »

Camille Renard, France Culture, mars 2020

 

L’espérance

 

J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.


Andrée Chedid -- Une salve d’avenir. L’espoir


*** Photo  Paul Lacasse, Lumière du matin, Conques, France, septembre 2003 ***



 

LES OISEAUX EN CAGE


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

Si tu ne les entends pas, tu es sourd;

Il y a deux oiseaux dans toute cage :

Si tu ne les vois pas, tu es aveugle.


Dans toute cage il y a deux oiseaux,

Et deux hommes en tout homme.


Dans toute cage, il y a un oiseau

Qui pleure le Paradis terrestre;

Il y a un oiseau dans toute cage

Qui pleure l’infini défendu.


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

L’un rêve du verger, l’autre du ciel.


Dans toute cage, il y a un oiseau

Qui siffle pour que le soleil se lève;

Il y a un oiseau dans toute cage

Qui siffle pour que la lune se dévoile.


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

L’un dit la vie, l’autre la mort.


Dans toute cage, il y a un oiseau

Qui soupire après son frère;

Il y a un oiseau dans toute cage

Qui désespère d’être entendu.


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

Chacun voudrait tromper sa solitude.


Il y a deux oiseaux dans toute cage

Qui seront délivrés un jour,

Et deux hommes en tout homme

Qui cesseront de souffrir ensemble.

 

*** Alphonse SÈCHE *** 


© 2009
Créer un site avec WebSelf