QUÉBEC-FRANCE Rive-Droite de Québec
 
Adhésion à Québec-France
Vign_logo_rive-droite




Pour devenir membre de Québec-France Rive-Droite... contactez-nous et veuillez remplir le formulaire que vous trouverez dans l'onglet ci-haut "Bulletins" et tout à fait au bas de la page: FORMULAIRE D'ADHÉSION

 
20e Festival des Chants de Marins 2019
 
GALETTE DES ROIS 2016
 
LES BOÎTES À CHANSONS 2015
 
... LE VENT S'EST PRIS DANS UNE HARPE

La langue de chez nous

 

C'est une langue belle avec des mots superbes

Qui porte son histoire à travers ses accents

Où l'on sent la musique et le parfum des herbes

Le fromage de chèvre et le pain de froment



Et du Mont-Saint-Michel jusqu'à la Contrescarpe

En écoutant parler les gens de ce pays

On dirait que le vent s'est pris dans une harpe

Et qu'il en a gardé toutes les harmonies



Dans cette langue belle aux couleurs de Provence

Où la saveur des choses est déjà dans les mots

C'est d'abord en parlant que la fête commence

Et l'on boit des paroles aussi bien que de l'eau



Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières

Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux

Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre

En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux



C'est une langue belle à l'autre bout du monde

Une bulle de France au nord d'un continent

Sertie dans un étau mais pourtant si féconde

Enfermée dans les glaces au sommet d'un volcan



Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique

Elle a quitté son nid pour un autre terroir

Et comme une hirondelle au printemps des musiques

Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs



Nous dire que là-bas dans ce pays de neige

Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout,

Pour imposer ses mots jusque dans les collèges

Et qu'on y parle encore la langue de chez nous



C'est une langue belle à qui sait la défendre

Elle offre les trésors de richesses infinies

Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre

Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie



Et de l'Île d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe

En écoutant chanter les gens de ce pays

On dirait que le vent s'est pris dans une harpe

Et qu'il a composé toute une symphonie

 

** Chanson de Yves Duteil **

 

*** Photo : Paul Lacasse, Chloe la harpiste, France, septembre 2010 ***

Vign_IMG_2680_Chloe_la_harpiste
 

La Voix


Une voix, une voix qui vient de si loin

Qu'elle ne fait plus tinter les oreilles,

Une voix comme un tambour, voilée,

Parvient pourtant distinctement jusqu'à nous.


Bien qu'elle semble sortir d'un tombeau,

Elle ne parle que d'été et de printemps

Elle emplit le corps de joie

Elle allume aux lèvres le sourire.


Je l'écoute. Ce n'est qu'une voix humaine

Qui traverse les fracas de la vie et des batailles,

L'écroulement du tonnerre et le murmure des bavardages.


Et vous? Ne l'entendez-vous pas?

Elle dit : «La peine sera de courte durée»,

Elle dit : «La belle saison est proche.»


Ne l'entendez-vous pas?

 

 

** Robert Desnos, Contrée ( 1936 – 1940 ) **

 

BIOGRAPHIE DE ROBERT DESNOS

Fils d'un banquier, Robert Desnos naît le 4 juillet 1900 et grandit dans un quartier populaire de Paris. Il débute sa carrière de poète en se faisant publier dans la revue d'avant-garde Trait d'union. Il rejoint les surréalistes en 1922, empruntant la voie de l'écriture automatique. Mais dès 1927, il s'éloigne d'André Breton après que ce dernier a rejoint le Parti communiste. Sans renier les innovations auxquelles il a participé, Desnos adopte une écriture plus classique et rédige parallèlement des scénarios pour le cinéma. Poète surréaliste engagé dans la Résistance, Robert Desnos est aussi journaliste. Il est l'auteur des Hiboux, ou de Corps et biens (1930).

Engagé contre le gouvernement de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale, Robert Desnos lutte de façon clandestine pour le réseau de résistance AGIR. Le 22 février 1944, il est arrêté et jeté en prison. Il atterrit ensuite au camp de concentration de Térézin, en Tchécoslovaquie. Malade du typhus et très affaibli, Robert Desnos meurt le 8 juin 1945, la veille de sa libération. De nombreux textes, à l'image de Chantefables et Chantefleurs seront publiés après sa mort.



 
HOMMAGE À UN GRAND HISTORIEN DU QUÉBEC
Vign_Jacques_Lacourciere_photo

Hommage au grand historien JACQUES LACOURSIÈRE (1932-2021).


Durant les années 60, j'ai eu le privilège de travailler dans son équipe, celle du journal historique

Le Boréal Express. Il était un historien exceptionnel. Durant sa longue vie, il a voulu et il a su vulgariser

l'histoire du Québec sous différentes formes: les livres, les émissions de télévision, les émissions de radio,

les séries historiques en vidéo, etc. On lui doit la très populaire série, en 12 volumes:

Nos racines - L'histoire vivante des Québécois.

Au milieu des années 90, avec Marcel Masse, Francine Lelièvre et Henri Rethoré, il a mis sur pied la

Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC).

Il en a été le premier secrétaire.

J'offre mes sincères condoléances à la conjointe et aux enfants de ce grand historien québécois.

Je vous invite à écouter Denis Vaugeois, historien et ancien ministre québécois de la Culture…

 

Roger Barrette

 

 

 
UNE PROMESSE, UNE MAGIE, UN DÉSIR...
Vign_Frida_Sein

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aimer

 

Un regard, une rencontre. Un été, un sourire.

Un numéro. Un mail*, une attente, un souvenir.

Un appel, une voix, un début, un rencard**.

Un horaire, un endroit, une venue, un espoir.

Une terrasse, un café, un dialogue, un moment.

Un soleil, une lumière, un coeur, un battement.

Une seconde, une minute, une heure, un plaisir.

Un aurevoir, une prochaine, une promesse, un désir.

Un après, une durée, une patience, un silence.

Un doute, un pourquoi, un regret, une distance.

Un retour, une surprise, un déluge, une marée.

Une suite, une envie, un projet. Une soirée.

Une pleine lune, une virée, un instant, une pulsion.

Un frôlement, un baiser, une magie. Un frisson.

Un accord, un avenir, une force, une destinée.

Une étoile, un poème, et un verbe : aimer !

 

* mail = courriel, au Québec

** rencard (ou rancard) = rendez-vous

 

** Un texte de Grand Corps Malade **

 

 
Vign_David_Zukerman_3-

David Zukerman remporte

 

le Prix littéraire 2021

 

Québec-France

 

Marie-Claire-Blais 

 

 

Québec, le 9 avril 2021

 

- Le président du Réseau


Québec-France / francophonie,


M. André-P. Robert,

 

est heureux

 

d'annoncer l'attribution du

 

Prix littéraire Québec-France 

 

Marie-Claire-Blais

 

à David Zukerman pour son roman San Perdido,

 

paru aux Éditions Calmann-Lévy en janvier 2019. 

 

Qu’est-ce qu’un héros, sinon un homme qui réalise un jour les rêves secrets de tout un peuple ? Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert de San Perdido, petite ville côtière du Panama, apparaît un enfant noir aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n’a pour seul talent apparent qu’une force singulière dans les mains. Il va pourtant survivre et devenir une légende.

Sous la forme d’un conte, l’oeuvre gagnante nous entraîne dans le Panama des années 1950, où un jeune justicier vient en aide aux femmes et aux plus démunis. Un roman teinté de fantastique, à la fois fascinant et surprenant et à l’intrigue bien ficelée qui fut un véritable coup de coeur pour de nombreux lecteurs!

San Perdido a reçu la meilleure note des trois livres finalistes soumis aux lecteurs des comités de lecture des Associations Québec-France.

 

 
UNE AMITIÉ FRANCO-QUÉBÉCOISE BIEN ENRACINÉE !
Vign_Concours_AQF_iBs
 
COMME DES RACINES CHASSÉES DU SOL...

La banlieue

 

La banlieue est à l'autre bout du monde

avec des grappes de rosée à tous les fils de fer.

Un chien hurle dans le sommeil des enfants

et rien n'empêche ce cri de traverser les maisons.

 

Les arbres sont restés au seuil du village.

Ils ont perdu la route qui les guidait pas à pas

et, complètement dépersonnalisés par la nuit,

ne sont plus que des racines chassées du sol.

 

La ville n'est plus qu'une épaisseur de murs,

les fenêtres n'ont plus le pouvoir de faire des étoiles,

la ville n'est plus qu'une taupe qui aurait péri

avant d'avoir atteint la terre facile des champs.

 

Je suis seul dans la rue et pourtant quelque chose

qui n'est peut-être qu'un frisson me prend aux épaules.

L'angoisse met son poing de métal à ma tempe

et la mer garde sa colère pour des temps meilleurs.

 

Au bord de la route, les arbres accompagnent

ceux qui vont pour la dernière fois mêler

ciel et terre dans un seul et même regard :

les morts ont une tache de sang sur le coeur.

 

 

** La banlieue est à l'autre bout du monde, Rien que l'amour, Lucien Becker (1911-1984) **

 

 

 

 

Vign_Racines_DSC01158
 
RIEN QU'UNE LAMPE DANS LE FROID DE MINUIT...

Rien que... 

Rien qu'une nuit de glace au coeur de ma ville endormie.

Rien qu'une petite lampe dans le froid de minuit,

mais une petite flamme qui brille sur les neiges

des rues blanchies.

 

Rien qu'une feinte incrédule sur une messe à peine commencée.

Rien qu'un baiser-de-paix et des lueurs de plaines

qui pleurent dans la haine accoutumée

des automnes passés.

 

Rien que les murmures des ruisseaux d'avril et des étreintes

à peine ébauchées en cette étrange nuit d'amour.

Rien que les éclats des cultures fécondes et des clartés

délicieuses pendant un temps chaud d'une nuit de mai.

 

Rien que les brasiers de l'aube sur ma ville en éveil.

 

** Émile Roberge, Les braises fument encore, page 37, Parlures d'ici, Granby (Québec) 2017. ** ( Rappelons qu'Émile est un membre émérite de notre Réseau Québec-France / Francophonie )

 

*** Oeuvre du peintre Clarence Gagnon ***

Vign_Clarence_Gagnon
 

UNE AMITIÉ BIEN ENRACINÉE !

Un tableau de Jean Meilleur, président fondateur de la Régionale de la Rive-Droite-de-Québec, illustre à merveille cette courte phrase sur la profonde amitié franco-québécoise. 

Et cette photo de 3 femmes significatives des opérations de notre Maison Fornel l'illustre tout aussi bien. On voit ici l'adjointe administrative pendant près de 25 ans, Diane Vaillancourt, accompagnée des 2 stagiaires Raphaëlle Renaudin et Lucille Hutchison, prenant leur dîner sur le balcon (rue Saint-Pierre), peu avant la fermeture abrupte de notre quartier général.

Vign_Photo_equipe_DLR
 
AU RETOUR DU PRINTEMPS...

Au printemps


Regardez les branches

comme elles sont blanches !

Il neige des fleurs.


Riant sous la pluie,

le soleil essuie

les saules en pleurs.


Et le ciel reflète

dans la violette

ses pures couleurs…


La mouche ouvre l'aile

et la demoiselle

aux prunelles d'or,

au corset de guêpe

dépliant son crêpe,

a repris l'essor.


L'eau gaiement babille,

le goujon frétille,

Un printemps encore !

 

** Théophile Gautier (1811-1872) **

 

 

Vign_IMG_1586
 

Nos pensées pour accompagner notre Président Guy-Paul Côté

Sur cette photo prise à l'AGA de Gaspé en juin 2019, on voit Guy-Paul radieux, en compagnie de sa conjointe Gaétanne Samson, ainsi que de Lise Pronovost et Paul Lacasse.

Affecté par la maladie cet été, notre président suit présentement un traitement soutenu de physiothérapie pour se remettre d'un accident cardio-vasculaire.

Nous tenons donc à lui souhaiter une prompte remise en forme, afin de pouvoir continuer son travail, et surtout beaucoup de patience ! Et au rythme assidu où il s'adonne à ses exercices, il parviendra sûrement bientôt à reprendre sa forme d'antan.

Tous nos membres de la Rive-Droite lui souhaitent un prompt rétablissement. 

Vign_GP_DSC05454
 

 J'irai... 

 

J'irai m'asseoir un matin

au fond de ton coeur.

Respirer l'air de tes chemins,

parfum de ciel ou de fleurs.

Écouter le chant de ton histoire,

les mains en prière,

sans pensée ni regard,

m'abandonner pour te connaître.


J'irai dormir sous tes étoiles,

toucher à celles qui te parlent,

ressentir la force de ta voile

lorsque le vent agite ton âme.


J'irai saluer tes jours fragiles,

apercevoir qu'au bout de toi-même,

il existe des horizons

d'une beauté sans gêne.


J'irai nager dans l'eau de ta foi,

celle qui berce tes faiblesses,

parce que tu m'as déjà dit, je crois,

que ceux qui nous aiment

voyagent en nous en secret.


Isabelle Lavoie

 

** Photo : Paul Lacasse, Au bout de l'horizon, Bas du fleuve, 30-07-2014 **


 

Vign_Temps_DSC01722
 
Vign_Embrasement_DSC01801

*** Photo : Paul Lacasse, Embrasement du couchant, Île Verte, août 2014.***


Il est d'étranges soirs…

 

Il est d'étranges soirs où les fleurs ont une âme,

Où dans l'air énervé flotte du repentir,

Où sur la vague lente et lourde d'un soupir

Le coeur le plus secret aux lèvres vient mourir.

Il est d'étranges soirs, où les fleurs ont une âme,

Et ces soirs-là, je vais, tendre comme une femme.

 

Il est de clairs matins, de roses se coiffant,

Où l'âme a des gaietés d'eaux vives dans les roches,

Où le coeur est un ciel de Pâques plein de cloches,

Où la chair est sans tache et l'esprit sans reproches.

Il est de clairs matins, de roses se coiffant,

Ces matins-là, je vais, joyeux comme un enfant.

 

Il est de mornes jours, où las de se connaître,

Le coeur, vieux de mille ans, s'assied sur son butin,

Où le plus cher passé semble un décor déteint

Où s'agite un minable et vague cabotin.

Il est de mornes jours las du poids de connaître,

Et ces jours-là, je vais, courbé comme un ancêtre.

 

Il est des nuits de doute où l'angoisse vous tord,

Où l'âme, au bout de la spirale, descendue,

Pâle, et sur l'infini terrible, suspendue,

Sent le vent de l'abîme et recule, éperdue.

Il est des nuits de doute, où l'angoisse vous tord,

Et ces nuits-là, je suis dans l'ombre comme un mort.

 

Albert SAMAIN (1858-1900), Au Jardin de l'Infante

 

 

 

 

 

Je ne suis pas seul

 

Chargée

de fruits légers aux lèvres

 

Parée

de mille fleurs variées

 

Glorieuse

dans les bras du soleil

 

Heureuse

d'un oiseau familier

 

Ravie

d'une goutte de pluie

 

Plus belle

que le ciel du matin

Fidèle

 

Je parle d'un Jardin

Je rêve

 

Mais j'aime justement

 

** Paul Éluard, Les Médieuses, 1939 **

 

Photo : Paul Lacasse, Iris au Bois de Coulonge, juin 2020

 

Vign_DSC06518
© 2009
Créer un site avec WebSelf