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20e Festival des Chants de Marins 2019
 
GALETTE DES ROIS 2016
 
LES BOÎTES À CHANSONS 2015
 

Le vieux moulin

    

Ô vieux moulin banal, je viens toucher tes pierres,

   Ton seuil aux nœuds saillants, tes murs enfarinés ;

   Et, près de toi, je veux, en fermant les yeux,

   Revivre tes beaux jours de joie illuminés.


   Ici j'évoquerai ce coureur d'aventures

   Qui, des Pays-d'en-haut, venu tout luisant d'or,

   Durci par le commerce hasardeux des fourrures,

   Dissipa son avoir en attendant la mort. 


   C'est lui le bâtisseur de ta forte structure,

   De ce profond solage et de ce toit pointu ;

   Ces planchers onduleux, ces canaux à mouture

   Et, dans tes murs, ces attaches de fer battu.


   Chaque jour tu voyais les joyeux censitaires

   T'apporter à pleins sacs leur beau froment doré ;

   De solides meuniers, rudes et volontaires,

   Surveillaient le blutoir comme un vase sacré.


   Hélas ! Je n'entends plus jamais grincer tes meules.

   La riche poudre blanche en l'air ne vole plus.

   Les aubes de ta roue imperturbable, seules,

   Affirment que tes jours ne sont pas révolus.


   Mais tu gardes toujours ton aspect romantique.

   Les flots que tu reçois viennent des mêmes bois,

   Où l'érable séveux et le pin balsamique

   Chantent dans le grand vent ta gloire et tes émois.


   Dans l'étang minuscule où stagne une eau brouillée,

   La rivière un instant se répand et se perd.

   Puis son cours déchaîné, dans l'écluse rouillée,

   S'introduit et s'écroule avec un bruit d'enfer.


   Comme un vieux philosophe, insensible aux années,

   Dressé dans ton manteau de pierre et de mortier,

   Tu gardes à nos yeux tes grâces surannées

   Et notre orgueil se rend devant ton front altier. 

 

** Tiré de : Hervé Biron, Paroissiales, Trois-Rivières, 1939, p. 7-8 **

 

*** Ici, le Moulin banal de Saint-Roch-des-Aulnaies (rénové) ***

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UN IMMENSE MERCI À NOS PARTENAIRES RÉGIONAUX...
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 J'irai... 

 

J'irai m'asseoir un matin

au fond de ton coeur.

Respirer l'air de tes chemins,

parfum de ciel ou de fleurs.

Écouter le chant de ton histoire,

les mains en prière,

sans pensée ni regard,

m'abandonner pour te connaître.


J'irai dormir sous tes étoiles,

toucher à celles qui te parlent,

ressentir la force de ta voile

lorsque le vent agite ton âme.


J'irai saluer tes jours fragiles,

apercevoir qu'au bout de toi-même,

il existe des horizons

d'une beauté sans gêne.


J'irai nager dans l'eau de ta foi,

celle qui berce tes faiblesses,

parce que tu m'as déjà dit, je crois,

que ceux qui nous aiment

voyagent en nous en secret.


Isabelle Lavoie

 

** Photo : Paul Lacasse, Au bout de l'horizon, Bas du fleuve, 30-07-2014 **


 

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UNE AMITIÉ FRANCO-QUÉBÉCOISE BIEN ENRACINÉE !
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UNE AMITIÉ BIEN ENRACINÉE !

Un tableau de Jean Meilleur, président fondateur de la Régionale de la Rive-Droite-de-Québec, illustre à merveille cette courte phrase sur la profonde amitié franco-québécoise. 

Et cette photo de 3 femmes significatives des opérations de notre Maison Fornel l'illustre tout aussi bien. On voit ici l'adjointe administrative pendant près de 25 ans, Diane Vaillancourt, accompagnée des 2 stagiaires Raphaëlle Renaudin et Lucille Hutchison, prenant leur dîner sur le balcon (rue Saint-Pierre), peu avant la fermeture abrupte de notre quartier général.

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** Photo : JF Tardif,  Fleuve en flammes, 24 octobre 2007 **


Incendie sur le fleuve

 

Dans l'embrasement liquide qui danse sur la crête des lames,

Une barque tremblotante vibre, voiles en flammes,

Fantôme lumineux dans cet incendie vespéral qui fuse

Comme les nefs vaincues sous les miroirs de Syracuse. (1)

 

On pourrait croire qu'elle s'échappe d'une contrée hostile,

Survivante unique d'une dure bataille perdue,

Mais cette barque aux voiles que le feu du couchant mutile

Vogue, bienheureuse, dans une orgie de lumière dodue.

 

Et à mesure que descend le soleil à l'horizon rassasié,

La barque assombrie s'estompe dans le soir qui fuit;

Dans cet intervalle entre or et charbon où plonge le brasier,

 

Elle achève de s'éteindre aux contreforts de la nuit.

Le fleuve alors, en ange discret, apaise son flot qui mugit

Et se berce doucement sur le seuil du rivage extasié.

 

(1) La flotte romaine y aurait été mise en déroute grâce aux miroirs utilisés par Archimède pour incendier les voiles des navires.


** Paul Lacasse, Errances fluviales, page 57, Éditions de la Francophonie, 2021 **

 

 

Juste un bref scoop !

Sans rien vous dévoiler -- sinon un brin -- du contenu de cette superbe publication , je vous indique seulement que toutes ses pages célèbrent 50 ans d'une intense amitié franco-québécoise bien enracinée !

Retrouvez une foule de commentaires élogieux sur Facebook.

Et ce Magazine-souvenir sera très bientôt disponible dans votre Association régionale.

Demandez-le.

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FRONTS TOURNÉS VERS TERRES PROMISES...
Dans un court poème  lyrique, Émile Gagné, un de nos pionniers de l'Association Québec-France, décrit à sa façon les liens qui ont uni la France et le Québec, au fil du temps et pendant les 50 années d'existence de ce grand réseau d'amitié.

 

50 ANS DE VAILLANCE
 
Il y eut temps des semailles.
Il y eut gestes premiers de marcheurs.
Sur leurs épaules, bagage et vaillance.
 
Sommes venus avec eux
parcourir cinquante lieux de chemins raboteux.
Nos coeurs martelaient les pas de notre amitié.
 
J’entends encore paroles neuves, paroles hautes,
d’où ont surgi éclats de courage
et baisers de paix dans habitacles heureux.
 
Aujourd’hui nos mémoires ont ouvert les yeux.
Les grandes mains de l’amitié tissent toujours
tendresses et bouquets d’espoir.
 
Nous serons nombreux dans sentiers neufs,
fronts tournés vers terres promises,
car germent en nous de nouveaux appels.
 
Compagnons de la francité,
nous comblerons toutes nos faims,
ensemble semons des résurrections.
 
** Émile Roberge, Haute-Yamaska **

 

*** Photo : Paul Lacasse, Fronts tournés vers terres promises, Sainte-Flavie 2014. ***
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Il est arrivé, notre magnifique Magazine-souvenir du 50e anniversaire de Québec-France !

Rutilant, coloré, festif, presque aérien... le voici.

Beaucoup de pages d'histoire de nos Régionales au fil du temps vous sont ici présentées, écrites par les membres eux-mêmes qui ont vécu ces 50 ans de passion et d'échanges avec la France.

C'est un ouvrage instructif, lumineux et rempli d'émotions nombreuses.

Bonne lecture !

 
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*** Photo : Paul Lacasse, Sentier de montagne, Crête, 2014 ***


Le Vent en passant


LXXXIV

 

dans ce vestibule

où rien ne bouge hormis les yeux

le silence se tient bien droit


impassible le temps

tranche les mots à la racine

je t'attends sans un cri

les mains en porte-voix


bronze accroché au dos d'un rêve

ce silence est une falaise

d'où il ne faut pas tomber

 

** Marc-André Villeneuve, Le vent en passant, 2020 **

 

 

 
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NEIGE

 

La neige nous met en rêve sur de vastes plaines,

sans traces ni couleur

 

Veille mon coeur, la neige nous met en selle

sur des coursiers d'écume

 

Sonne l'enfance couronnée, la neige nous sacre

en haute mer, plein songe, toutes voiles dehors

 

La neige nous met en magie, blancheur étale,

plumes gonflées où perce l'oeil rouge de cet oiseau

 

Mon coeur; trait de feu sous des palmes de gel

file le sang qui s'émerveille.

 

Anne Hébert, Poèmes, page 88, Éditions du Seuil, 1960.


UTILITÉ DE LA POÉSIE...

À quoi ça sert, un poème ?


À quoi ça sert, un poème ?

Ca sert à jouer des mots

comme on joue de la guitare,

de la flûte ou du piano.

Ca sert à faire savoir

qu'on est gai ou qu'on est triste

ou bien d'humeur fantaisiste.


Ca remplace quelques larmes,

Ca fait rire ou ça désarme.

Ca sert à parler de soi

ou bien de n'importe quoi.

C'est un voyage intérieur,

un moyen d'ouvrir son coeur.


À quoi ça sert, un poème ?

Au fond, ça ne sert à rien,

mais ça rend la vie plus belle,

comme un tour de magicien,

un sourire, un arc-en-ciel.


A quoi ça sert, un poème ?

Ca sert à dire «Je t'aime».


H. Major, ( trouvé sur Pinterest )

 

** Photo : Paul Lacasse, La Voix des Guitares, mars 2015 **

 

 

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Dans nos draps

 

Entendre

Tomber

La neige

Au printemps

Sur nos draps


Apaiser

Mes orages

Juste

En écoutant

Ta voix


Te regarder

Goûter

Mon plaisir

Éveillé

Sous tes doigts


Sentir

La douceur

Et la force

De tes outrages

Sur moi


Respirer

Le mélange

Odorant

De nos corps

Dans tes bras.


@ Charlotte Béraud, 2007

sur Pinterest

 

Nos pensées pour accompagner notre Président Guy-Paul Côté

Sur cette photo prise à l'AGA de Gaspé en juin 2019, on voit Guy-Paul radieux, en compagnie de sa conjointe Gaétanne Samson, ainsi que de Lise Pronovost et Paul Lacasse.

Affecté par la maladie cet été, notre président suit présentement un traitement soutenu de physiothérapie pour se remettre d'un accident cardio-vasculaire.

Nous tenons donc à lui souhaiter une prompte remise en forme, afin de pouvoir continuer son travail, et surtout beaucoup de patience ! Et au rythme assidu où il s'adonne à ses exercices, il parviendra sûrement bientôt à reprendre sa forme d'antan.

Tous nos membres de la Rive-Droite lui souhaitent un prompt rétablissement. 

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*** Le penseur (Auguste Rodin), collection de Ny Carlsberg Gluptotek, Copenhague (Danemark) ***

 

Le vent en passant

 

LXXXV

 

on ne voit aucun de nos os

on les trimbale comme ça

comme des étrangers

sans vraiment les connaître


ils soutiennent nos pas

guident le voyage des doigts

qui écrivent le poème


ils viennent de loin

bien plus loin que l'enfance

comme des ancêtres

qui nous survivraient


assis dans nos os

lentement      très lentement

on devient silence

 

** Marc -André Villeneuve, Le vent en passant, 2020 **

 

 
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Le grelot de l'espoir


Ils entendent tinter le grelot

de l'autre côté du brouillard

à l'orée d'un autre monde.


Ils vont vers l'autre Vie

au pas serein de leur monture

au sommet des Himalayas

dans ces paysages de versants escarpés

d'air raréfié, de pentes rocailleuses

où la prudence est le pain quotidien

où la hâte n'existe pas

où le voyage ne se fait que lentement

au gré du souffle précieux de la Vie !


L'éternité est là, l'éternité les attend

et les enveloppe. Ils vont ainsi

vers la rencontre lointaine

vers l'étoile qui les appelle !

 

** Paul Lacasse, L'Archipel du rêve, page 72, novembre 2020 **

 

 

 

La trêve


La fatigue nous désenlace,

Reste ainsi, mignonne. Je veux

Voir reposer ta tête lasse

Sur l'or épars de tes cheveux.


Tais-toi. Ce que tu pourrais dire

Sur le bonheur que tu ressens

Jamais ne vaudrait ce sourire

Chargé d'aveux reconnaissants.


Sous tes paupières abaissées

Cherche plutôt à retenir,

Pour en parfumer tes pensées,

L'extase qui vient de finir.


Et pendant ton doux rêve, amie,

Accoudé parmi les coussins,

Je regarderai l'accalmie

Vaincre l'orage de tes seins.


** François Coppée ( 1842 – 1908 ) **


 

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PHARE, FIDÈLE SENTINELLE...
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** Photo : Paul Lacasse, Le Phare du Cap des Rosiers, 2014 **  


Les Sentinelles


Il est un phare blanc au bout d'un promontoire
Ou planté sur le bout de quelque îlot rocheux
Résistant jour et nuit d'un air ostentatoire
Aux tempêtes poussant des vents impétueux.


On voit cette vigie, tel un mât dérisoire,
Coiffée d'un casque rouge et d'un oeil lumineux,
Tenir tête aux assauts, de lointaine mémoire,
Pour guider les bateaux par temps sombre ou brumeux.


Souvent le fleuve est calme où circule un navire
Et la tâche est discrète au fidèle gardien,
Mais qu'arrive l'orage et que l'onde chavire,
La haute tour repart son tournis quotidien.


Près du rivage où affleurent de noirs récifs
Le flot tumultueux a fracassé maints esquifs
Emprisonnant sous l'eau de nombreux équipages
Dont les restes se sont mêlés aux coquillages.


Longtemps après qu'on ait oublié leur histoire,
Parfois ces voyageurs qu'on croit au paradis
Hurlent au pied du phare et dans notre mémoire
Ravivant en nos coeurs d'horribles tragédies.


Combien le Saint-Laurent a vu de tristes fins,
Combien de corps sans vie roulent près des rochers
Faisant tinter leurs os comme de vieux clochers
Sonnant des angelus qu'imitent les dauphins!


* Paul Lacasse, Errances Fluviales (en préparation), été 2020 *


 

Je ne suis pas seul

 

Chargée

de fruits légers aux lèvres

 

Parée

de mille fleurs variées

 

Glorieuse

dans les bras du soleil

 

Heureuse

d'un oiseau familier

 

Ravie

d'une goutte de pluie

 

Plus belle

que le ciel du matin

Fidèle

 

Je parle d'un Jardin

Je rêve

 

Mais j'aime justement

 

** Paul Éluard, Les Médieuses, 1939 **

 

Photo : Paul Lacasse, Iris au Bois de Coulonge, juin 2020

 

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