QUÉBEC-FRANCE Rive-Droite de Québec
 
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Un Vol de Papillon

 

Un papillon fou flotte dans les airs

un air de printemps monte de la terre

immersion totale au diapason

de douces senteurs de pétales


Plaisir virginal de la saison des fleurs

la beauté m'effleure de ses ailes d'or

je m'endors en ce coeur qui me butine

cette âme mutine qui palpite sur mes lèvres


Un chant d'amour s'échappe et vibre

qui fait s'écouler les sables du désert

s'écrouler les tristes châteaux de pierre

se lever d'un bond les graines libres


Un papillon fou vole dans les airs

je m'accroche à ses ailes de miel

pour me poser de coeurs en coeurs

entre la terre et le ciel.

 

Auteur anonyme

 

 
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* Photo :

Paul Lacasse,

«Barques abandonnées»,

Mingan, 2011. * 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victor HUGO

1802 - 1885

* Victor Hugo est un immense poète et qui a beaucoup écrit sur la mer.

Il est décédé un 22 mai, en 1885.  

Oceano nox

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

 
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 * Photo : Paul Lacasse, Auberge des Glacis, «Arbre à bouchons», septembre 2016 *

 

 

 

L’âme du vin


Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles :
« Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l’âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j’éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d’un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l’espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J’allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L’huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l’éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! »

* Charles Baudelaire,  Les Fleurs du Mal, 1857 *

 
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 Printemps


Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,

Se courbent mollement comme de grandes palmes ;


L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d'une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d'amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l'ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d'heureux chanter dans l'infini.

* Victor Hugo (1802-1885) 
Toute la lyre *

* Photo : Paul Lacasse, Papillon sur épervière orangée, juin 2012 *
 


Rallumer ce qui reste

 

Je cherche un nid

une maison de mots

sans toit ni fenêtre

 

j'essaie d'entendre

une langue inventée

un verbe qui parle

aux blessures

 

j'apprends l'alphabet

de mes désirs

j'invente des astres

qui ne tomberont pas

 

je veux choisir l'étoile

pour rallumer ce qui reste

 

* Ginette Massé, Devant ce qui tremble, 2019, p. 65 *


PIEDS NUS SUR LES ROCHERS...

Ballade


Longue marche
Sans que le ciel
Ne bouge.

Aller pieds nus
Sur les rochers
Un danger agréable.

Au bord de l’eau
Poussent des fleurs
Sur les maillots de bain.


Stéphen Moysan, En route vers l'horizon, 2012.

 

 

 

Sérénade triste

(Très jeune, à 20 ans, Nelligan sent la folie qui l'emporte… et il l'exprime magnifiquement en comparant sa vie et son esprit aux feuilles d'automne qui tombent…) 


 

Comme des larmes d'or qui de mon coeur s'égouttent,

Feuilles de mes bonheurs, vous tombez toutes, toutes.


Vous tombez au jardin de rêves où je m'en vais,

Où je vais, les cheveux au vent des jours mauvais.


Vous tombez de l'intime arbre blanc, abattues

Çà et là, n'importe où, dans l'allée aux statues.


Couleur des jours anciens, de mes robes d'enfant,

Quand les grands vents d'automne ont sonné l'olifant.


Et vous tombez toujours, mêlant vos agonies,

Vous tombez, mariant, pâles, vos harmonies.


Vous avez chu dans l'aube au sillon des chemins;

Vous pleurez de mes yeux, vous tombez de mes mains.


Comme des larmes d'or qui de mon coeur s'égouttent,

Dans mes vingt ans déserts vous tombez toutes, toutes.


* Émile Nelligan, Poèmes choisis, Éditions Fides, Ottawa, 1966, page 137 *

 

 

LE MERVEILLEUX DANS L'ORDINAIRE...
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* Photo : Paul Lacasse, Toile d'araignée, septembre 2017 *

                                        ******** 

Extraits de : Éclats (haïkus), Chantale Gingras, L'instant même, 2020 ...  suite


         Sur la grève                                                                  Partout

        du bois mort                                                              les araignées

 d'avoir trop joui des vagues                                    exposent leurs toiles

           (p. 76)                                                                           (p. 30)


     Le tapis de galets                                                              Tu lis

          fait danser                                                         les mots rentrent en toi

       mes chevilles                                                            comme un parfum

          (p. 114)                                                                         (p. 103)


     Dans ma paume                                                       Une porte claque

           ta main                                                                   et toute la rue

     tout mon monde                                                                         sursaute

           (p. 102)                                                                                      (p. 71)

LA RUMEUR DES VAGUES...
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* Photo : Paul Lacasse, Île Verte, 2012. *


Bruit de mer

 

Il y a le vent tout auréolé de Large

Chargé de ciel et de sel

Il y a l'odeur du lointain, du soleil

Et celle de l'estran avec ses notes d'algues.


Le sable de la dune

Caresse et brûle les pieds.

Les longues tiges des oyats

secouent leur chevelure jaune.

Les oiseaux de mer crient et pleurent

Et se lamentent.


Et voilà qu'au sommet de la dune

Il y a le vacarme grave et puissant

De la vague.

Il y a le souffle des naufragés

Et la rumeur des petits cailloux

Quand, lasse, la vague se retire

Dans son rêve de vague.


Là est ma route, là est mon paradis.


Sylvie Damagnez, France

 

GUILLEVIC

Eugène Guillevic, né à Carnac (Morbihan) le 5 août 1907 , et mort à Paris le 19 mars 1997 , est un poète français. Il ne signa jamais ses nombreux recueils que de son seul nom, Guillevic.


Le Soir

Eugène Guillevic Dire

Quand commence le soir —

Le passage du soir

A la nuit

Est plus marqué,

Le soir

S'aperçoit surtout
A sa disparition.

Essaie de voir

Naître le moment
Où se fait le passage.

Pour cela

Les oiseaux t'aideront

Car eux,
Ils savent.

Les canards
Regagneront la terre.

Révélateur précoce :

Le coucher de la basse-cour.

La chauve-souris
N'interviendra

Que lorsque le soir
Sera installé,

Alors, le hibou sentira
Qu'il entre dans son règne

Et que va s'ouvrir
Ce qui l'entoure.

 

Haïkus

«HAÏKU, n. m. : Le haïku est un poème très bref d'origine japonaise qui vise à rendre la magie de l'instant présent et le jaillissement de la vie.

La tradition exige que le haïku soit composé de trois vers, respectivement de 5, 7 et 5 syllabes, dédiés à la nature, aux saisons et au règne animal. Et dans ce bel ordinaire, il y a aussi de l'humain.

Façon de voir, d'écouter et de sentir mieux, le haïku invite à la reconnexion au monde qui nous entoure. C'est un espace où l'on s'offre le cadeau du silence dans un monde tapageur. Alors il faut lire lentement. Et respirer.

Et alors, comme par magie, le monde s'ouvre à nous. »

  

  La mousse                                                              Une étoile file

l'habit de velours                                                les autres sont figées

   des arbres                                                           dans un grand Oh !

     (p. 47)                                                                          (p. 55)

  

Les ailes du papillon                                                Neiges d'avril

    comme un livre                                                         promesses

qui s'ouvre et se ferme                                              jamais tenues

       (p.47)                                                                          (p. 58)

  

      Mai arrive                                                         Saletés, craques, trous

avec ses couleurs pâles                                                le paysage

       presque fanées                                                       s'humanise

          (p. 52)                                                                        (p. 60)


* Extraits de : Éclats (haïkus), Chantale Gingras, L'instant même, 2020 *

MAIS J'AIME...
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 ** Photo : Paul Lacasse, Fous de Bassan à l'Île Bonaventure, Gaspésie, 2014 **


LXIII

Me voilà debout

comme un poème dénudé


les arbres font tranquillement

leur travail d'arbre

sans eux je crains pour la beauté


le ciel n'est plus habitable

les nuages et les fous de Bassan

n'y font que passer


mais j'aime       et cet amour indomptable

oblige la pluie à laver le sang

sur les portes

comme un poème habillé de mille roses

 

Marc-André Villeneuve, Le Vent en Passant, Éditions de l'Arbre Penché, p. LXIII, 2019

 


 

 

Rendez-vous

 

le silence arrive

tout n'est pas dit

de la brume

ni de la rencontre

 

au rendez-vous

des cœurs à l'ombre

le vin offre son rire

la nuit, un abri

 

le lierre en silence

gravit la muraille

sns tambour ni prophète

le cœur cherche un coeur

la main, une main

 

* Denis Béland, Papiers fragiles, 2019 *

 

-- Photo : Paul Lacasse, sud de la France, 2015 -- 


LE RUISSEAU DE MON ENFANCE
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* Photo : Paul Lacasse (Parc de la Jacques-Cartier, sentier de la Scotora)

  

Mon vieux ruisseau

Parle-moi de mon enfance, mon vieux ruisseau
Du temps où coulait ma chance au fil de ton eau

Parle-moi des doux délires de mes tendres années
Les bleuets qui les fleurirent sont-ils à jamais fanés?

Parle-moi de ces dimanches où je venais te confier
En timide voile blanche, mes rêves de papier

Parle-moi tant que j'y pense de mon premier amour
Il était tout innocence, a-t-il duré toujours?

Parle-moi de mon enfance, mon vieux ruisseau
Du temps où coulait ma chance au fil de ton eau

Coule, coule, mon enfance au fil du souvenir
C'est un jeu perdu d'avance que de la retenir

Car le vent de l'insouciance un jour lâcha ma main
Je vins pleurer en silence et larmes tu devins

Champs de roses, champs de ronces que j'avais traversés
Je viens chercher réponse, qui de vous m'a blessé?

Parle-moi de mon enfance, mon vieux ruisseau
Du temps où coulait ma chance au fil de ton eau

Je suis tombé le nez dans un rêve, c'est la faute au ruisseau
Cœur meurtri je m'en relève, c'est la faute à son eau !

* Chanson d'Adamo *

UN JOUR DE MAI...
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** Photo : Paul Lacasse, Sentier de la Plage Jacques-Cartier, mai 2016.


Un jour de mai

Un jour de mai
C’est l’hiver qui rend les armes
C’est le dernier lambeau de neige
Dans le creux ombragé d’un sous-bois.
Un jour de mai, c’est le temps froid
Qui vient prendre un bain de soleil.
Un jour de mai
C’est le grand fleuve qui se libère
Sous la violence des grandes marées
C’est l’odeur terreuse des labours
C’est la semence et ses promesses
Que l’agriculteur confie à la terre.
Mai, et c’est la sève qui monte
C’est la vigueur qui fendille les vieilles écorces
Et les bourgeons qui jouent à se dévêtir.
Mai, c’est l’impatience qui devient vertu!
Un jour de mai c’est une fée
Qui ranime les ardeurs endormies
Ce sont tes yeux comme un appel
Puis nos secrets dans les sous-bois.
Un jour de mai qui s’illumine
Tu reverdis, je revis, et tout change

 

* Poème de Paul Lacasse, «Des Sentiers Ombragés», page 20, déc. 2019 *

 
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Le Retour de l'Amour

 

Dans le large encalmé au grand détour du temps

Magnifique décor entourant le matin

Les oiseaux les goélands y chantent le printemps

Tout le long de nos rives à l'espoir du chemin

 

Le restant de la nuit s'étendant sur le jour

Pendant que la marée se monte ou se descend

Les canards au rivage déposent leur amour

À la suite du temps qui se monte ou descend

 

Les glaçons de la rive ont coulé dans la mer

À l'esprit de la vie au départ de l'hiver

Dérivant dans le temps vers l'espoir de l'amour

 

À l'espace sans fin le regard du matin

S'en revient en courant au chemin du destin

Emportant sur la vie le retour de l'amour

 

@ Roland Jomphe, De l'Eau Salée dans les Veines, p. 92, Leméac, 1978

 

«Roland Jomphe est un secrétaire de municipalité poète, comme le douanier Rousseau était peintre.»

Il est du Havre-Saint-Pierre et traite des beautés de la Minganie. Ses mots de même que ses images  reflètent le langage des nord-côtiers.

«Il est un de ceux qui font la grandeur d'un peuple» a-t-on a écrit de lui.

 

 

SAVOIR PARTAGER SON PAIN...

Serions-nous plus humains?

 

Si l'on savait

rompre le pain

l'offrir au passant

 

si l'on savait

que l'horizon

allume les lampes

de tous les chemins

 

serions-nous de meilleurs humains?

 


@ Marcil Cossette, Du vent sur les épaules, p. 49, Éditions du Wampum, 2019.

 

PHOTO : Paul Lacasse

MONUMENTS DE PIERRE...
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Monolithes de Mingan

 

Fantômes de pierre bien ancrés sur la grève

Résilients admirables d'un très lointain passé,

Vous tenez tête au flot qui revient chaque jour

Qui frappe et qui sape en montant à l'assaut,

Déterminé et sûr de sa force tranquille

Comme le loup devant la blanche et faible chèvre

Sait qu'il sera vainqueur au bout de la nuit !

Aujourd'hui debout et demain terrassés,

Sculptés dans la pierre et pourtant si fragiles,

L'histoire ne nous enseignera jamais assez

Qu'un jour nous tombons tous au combat inutile.

 

@ Paul Lacasse / le 16 avril 2020

 
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* @ Photo : Paul Lacasse *

 En ce temps de pandémie très difficile pour nos aînés, souvenons-nous qu'ils sont nos parents, nos grands-parents, nos guides… et rappelons-nous qu'ils ont, tout comme nous, été jeunes et fringants et qu'ils ont mordu dans la vie à pleine dents et se sont battus pour nous procurer une vie décente, éduquée, et meilleure… 


Ce qu'on appelle vieillir

 

ce qu'on appelle vieillir

rappelle ces arbres aux branches nues

la beauté de leur été

gravée dans nos prunelles

et l'ardente lumière

des ciels de juin

 

ce qu'on appelle vieillir

rappelle les larmes

trop de matins ont laissé des traces

au creux du ventre

les pierres sont devenues sables

 

puis tout à coup

l'hiver est déjà dans le ciel

on ne sait plus pourquoi

les heures ne sont plus les mêmes

les nuits gardent leurs secrets

 

ce qu'on appelle vieillir

appelle les recommencements

un jour je prendrai dans mes bras

toutes ces années

laissées derrière


@ Madeleine Pouliot, La couleur de l'Ombre (poésies), 2014

UN LANCEMENT RÉUSSI - UN GROUPE TRÈS CHALEUREUX !
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Aujourd'hui dimanche 9 février était un heureux jour de lancement du Recueil d'un membre de la Rive-Droite; Paul Lacasse vient de produire son premier Recueil de poésie, Des Sentiers Ombragés, dans lequel il tisse une trame entre l'Ombre et la Lumière. Divisé en 7 chapitres, son recueil explore le monde des souvenirs d'enfance… des expéditions géographiques… des éclats de la période amoureuse… des côtés sombres et plus ensoleillés de soi-même et du monde actuel… et des grandes questions existentielles souvent sans réponse.

La journée était éclatante de lumière dans la Bibliothèque Lauréat-Vallières de St-Romuald et un petit groupe des plus sympathique a contribué à animer la présentation, dirigée de main experte par notre vice-présidente de la Rive-Droite, Lyne Émond.

Un grand merci aux responsables de la Bibliothèque pour les locaux et l'organisation.

UNE BELLE RENCONTRE AU SAGUENAY
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Le dimanche 19 janvier dernier, l'auteur de "Des Sentiers Ombragés" a été chaleureusement accueilli par le Président de l'Association Québec-France Saguenay pour une conférence sur "Écrire et publier, un projet de retraite emballant", ainsi que pour faire la promotion de son Recueil de poésie.

Nombreuses parmi les personnes présentes se préparaient à publier ou l'avaient déjà fait. Ceci démontre un intérêt certain pour soit de l'écriture autobiographique soit pour de la poésie, par exemple.

Le conférencier se promet donc de poursuivre sa série de présentations à travers nos Régionales, en répondant à la demande des Association qui le désireront.

Un grand merci à Rosaire Gagnon et à Ghislaine pour leur accueil et pour tous les bons souvenirs échangés autour d'un bon repas devant un feu de bois dans une maison chaleureuse.

20e Festival des Chants de Marins 2019
GALETTE DES ROIS 2016
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