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20e Festival des Chants de Marins 2019
 
GALETTE DES ROIS 2016
 
LES BOÎTES À CHANSONS 2015
 

Le renégat

 

Mon frère aux dents qui brillent sous le compliment hypocrite

Mon frère aux lunettes d’or

Sur tes yeux rendus bleus par la parole du Maître

Mon pauvre frère au smoking à revers de soie

Piaillant et susurrant et plastronnant

                                        dans les salons de la condescendance.

 

Le soleil de ton pays n’est plus qu’une ombre

Sur ton front serein de civilisé

Et la case de ta grand-mère

Fait rougir un visage blanchi par les années

                                        d’humiliation et de mea culpa.

 

Mais lorsque repu de mots sonores et vides,

Comme la caisse qui surmonte tes épaules,

Tu fouleras la terre amère et rouge d’Afrique,

Les mots angoissés rythmeront alors ta marche inquiète.

Je me sens seul, si seul, ici !

 

 

** David Diop (1927-1961, Sénégal), Coups de Pilon, Éd. de Présence Africaine, Paris – in

Anthologie négro-africaine (Marabout Université, 1967), pp. 149-150 **

 

Reprenant les thèmes et parfois les mots de Jacques Roumain,

David Diop s’inscrivit dans une tradition non seulement engagée,

mais militante jusqu’à la limite de la poésie…

qu’il dépassait parfois.


... nous retiendrons davantage (ses poèmes) qui chantent l’Afrique,

que David Diop connaissait mal, ayant été élevé en France,

à Bordeaux et ensuite à Paris dans la famille de son oncle…


Lorsqu’il rêve à l’Afrique, sa nostalgie lui inspire des accents d’une

tendresse chaleureuse, où s’épanouit plus à l’aise la poésie.

 

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ARROSER UN ROCHER...

LE MALI

par Bouna Boukary Diouara



Le Rocher en Feuilles



À ceux qui sont lavés de pluie

À ceux dont la devise est : vivre et travailler

À ceux qui sont battus de vent

Et qui sont vêtus de simplicité

À ceux qui sont tannés au soleil

Au regard farouche et au coeur de lion

Je dis courage car nos âmes sont dans vos mains.



Vois ! Un jour l'on nous a dit

D'arroser un rocher

Jusqu'à ce qu'il verdisse

Car le rocher est dur.

Un rocher en feuilles est éternel.



Les paresseux se sont retranchés

Disant à tout moment « c'est folie »

Nous on a commencé le même jour

Et durant cinq ans ce fut une corvée

Et quand le rocher fut couvert de mousse

Il était minuit, minuit de septembre

Et nous l'avons baptisé : MALI.



** Lilyan Kesteloot, Anthologie négro-africaine, Éditions Marabout Université (1967), page 330 **

 

*** Photo : Paul Lacasse, Roche moussue, 2015 ***

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JE SUIS ORPHELIN D'UN PAYS...
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** Photo : Paul Lacasse, Quand donc se lèvera le soleil ? **

Attente

          « ​Un jour, j'aurai dit OUI à ma naissance.»

                                          Gaston Miron

En moi vallée épiée torturée de monts,

trouée d'absence, comme éponge ridicule.

Je suis orphelin de pays.


Le chant de la grive fauve inondera mes peurs.

Un jour je reviendrai à mes sources chaleur.

La clameur sourde des fumerolles

consumera mes glaces lointaines.


J'ai le front espoir

J'ai le coeur tison.

J'entends ta naissance.

J'ai épis d'eau dans les yeux.

J'ai bruines d'amour à t'offrir.


Mes rêves te créent mille fois,

Ils coulent transparents, lumineux.

Ils te font naître chaque nuit.

 

Quand donc arriveras-tu ?

 

*** Émile Roberge, L'Aube d'un siècle, page 29, Humanitas, 2009***

 
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Les trois nouveaux membres du Conseil d'administration 2021-2022

( à partir d'une image un peu plus jeune... en attendant une nouvelle photo )

 

 
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DERNIÈRES NOUVELLES DE LA RIVE-DROITE DE QUÉBEC

Une première rencontre du nouveau c.a. (élu le dimanche 17 octobre) s'est tenue lundi dernier 8 novembre.

Après avoir fait le tour de la situation depuis la pandémie, les 3 membres actuels se sont entendus sur la priorité de contacter tous nos membres anciens et actuels, de sonder leur intérêt et d'obtenir leurs suggestions pour relancer l'Association Rive-Droite de Québec / Francophonie.

Ils ont ensuite déterminé leurs responsabilités comme suit :

- Anne Pouliot, trésorière

- Lise Pronovost, secrétaire

- Paul Lacasse, président

Le nouveau conseil d'administration espère de plus pouvoir recruter et coopter quelques autres personnes pour partager les responsabilités et apporter des suggestions nouvelles, en vue d'établir un programme d'activités, modeste mais significatif, pour la prochaine année.

Nous invitons tous nos membres et sympathisants à se joindre à nous pour favoriser la relance de notre Association.


 
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Samedi 16 octobre,

 

le Prix littéraire


Québec-France

 

Marie-Claire Blais

 

sera remis au gagnant...

 

via conférence Zoom: 

 


David Zukerman 


 

Québec, le 9 avril 2021

 

- Le président du Réseau


Québec-France / francophonie,

M. André-P. Robert, 

est heureux d'annoncer l'attribution du

Prix littéraire Québec-France Marie-Claire-Blais

à David Zukerman pour son roman San Perdido,

paru aux Éditions Calmann-Lévy en janvier 2019. 

 

Qu’est-ce qu’un héros, sinon un homme qui réalise un jour les rêves secrets de tout un peuple ? Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert de San Perdido, petite ville côtière du Panama, apparaît un enfant noir aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n’a pour seul talent apparent qu’une force singulière dans les mains. Il va pourtant survivre et devenir une légende.

Sous la forme d’un conte, l’oeuvre gagnante nous entraîne dans le Panama des années 1950, où un jeune justicier vient en aide aux femmes et aux plus démunis. Un roman teinté de fantastique, à la fois fascinant et surprenant et à l’intrigue bien ficelée qui fut un véritable coup de coeur pour de nombreux lecteurs!

San Perdido a reçu la meilleure note des trois livres finalistes soumis aux lecteurs des comités de lecture des Associations Québec-France.

 

 

Les arbres


Aimez et vénérez, ne tuez pas les arbres;

Un pays meurt, après que ses grands arbres sont morts;

Aucun n'est protégé par la splendeur des marbres,

Et, les abris perdus, les peuples sont moins forts.



Ce n'est pas seulement pour la douceur du rêve

Par nous goûtée en l'ombre apaisante des bois,

Qu'il conviendra toujours de respecter leur sève,

Soeur pâle du sang rouge et sacré d'autrefois;



Les bois gardent en eux l'âme de la patrie,

Son vieil esprit, les mœurs, son antique rigueur;

Quand la sève à flots coule en la forêt meurtrie,

C'est comme un peu de sang perdu par notre coeur,



Un être obscur et doux vraiment dort sous l'écorce,

Les chênes autrefois étaient des demi-dieux,

Protecteurs de la race et gardiens de la force,

Et leur horreur sacrée étonnait nos aieux.



Oui, nous devons aimer la forêt fraternelle

Dont l'âme épanche encor le silence et la paix,

La paix des jours premiers réfugiée en elle,

En la verte fraîcheur de ses rameaux épais.



Et parfois j'ai rêvé qu'étendant sur la terre

À nouveau son empire et son calme divin,

Elle nous survivait, auguste et solitaire,

Ayant enseveli tout le vain bruit humain.



** Henri Cazalis ( de son nom : Jean Lahor ), 1840 - 1909 **



Biographie: 


Le poète et médecin français Henri Cazalis (1840-1909) écrit sous les pseudonymes Jean Caselli et Jean Lahor. Docteur respecté, ses patients se nomment Maupassant et Verlaine.

Poète symboliste attiré par les images de la mort, il combine littérature et carrière médicale. Connu pour Le Livre du Néant et L’Illusion, on le nomme «l’Hindou du Parnasse contemporain» vu son penchant pour la pensée orientale.

Il fréquente les Parnassiens, se lie avec Mallarmé et forme avec Sully Prudhomme la Société de Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France. Ses poèmes sont repris par les compositeurs Saint-Saëns, Duparc, Chausson et Hahn.

(Texte pris sur internet)

 

Aube

Le soleil qui court sur le monde

J'en suis certain comme de toi

Le soleil met la terre au monde.



Un sourire au-dessus des nuits

Sur le visage dépouillé

D'une dormeuse rêvant d'aube.



Le grand mystère du plaisir

Cet étrange tournoi de brumes

Qui nous enlève terre et ciel,



Mais qui nous laisse l'un à l'autre

Faits l'un pour l'autre à tout jamais

Ô toi que j'arrache à l'oubli



Ô toi que j'ai voulue heureuse !



*** Poème de Paul Éluard ***

 
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Aux bords de ta vie... 

Jusqu'aux bords de ta vie

Tu porteras ton enfance

Ses fables et ses larmes

Ses grelots et ses peurs.


Tout au long de tes jours

Te précède ton enfance

Entravant ta marche

Ou te frayant le chemin.


Singulier et magique

L'oeil de ton enfance

Qui détient à sa source

L'univers des regards.


 

*** Poème d'Andrée Chedid (Le Caire 1920 – Paris 2011) ***





 

Rencontre avec une poétesse de l'espoir,

Andrée Chedid  ( Le Caire 1920 --  Paris 2011 )

 Note : Sa poésie est particulièrement d'actualité en ces jours tristes pour plusieurs pays, notamment le Liban, toujours au fond du baril, et bien sûr l'Afghanistan pour qui le pire s'invite en ce moment.

 Andrée Chedid, bien que peu connue au Québec, fut une auteure très prolifique; romans, nouvelles et poésie se succédèrent à un rythme remarquable.

Elle se mérita notamment le Prix Goncourt de la nouvelle en 1979, le Grand Prix de la littérature Paul-Morand en 1994, et le Prix Goncourt de la Poésie en 2002.

 ooooooooooooo

- "La poésie parle pour tous ceux qui sont étouffés, ceux dont la voix a été affaiblie à travers les siècles, les traditions ou les prisons de toutes sortes..."

«Ces mots de la poétesse Andrée Chedid, résonnent davantage encore aujourd'hui. Elle aurait eu 100 ans ce 20 mars 2020.

« Poétesse, romancière, autrice de théâtre, de chansons, de nouvelles... Andrée Chedid naît en 1920 au Caire, dans une famille syro-libanaise. Son fils et son petit-fils, les chanteurs Louis Chedid et -M- ont tous deux interprété ses textes. Dans l'ensemble de son oeuvre humaniste affleure une même obsession de la poésie, l’espoir d’un monde meilleur, l’amour comme horizon et la vie comme conquête. Voici la conception qu'elle se faisait de la poésie en 1979, sur Antenne 2, dans l'émission “Aujourd’hui madame : la créativité féminine”. »

Camille Renard, France Culture, mars 2020

 

L’espérance

 

J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.


Andrée Chedid -- Une salve d’avenir. L’espoir


*** Photo  Paul Lacasse, Lumière du matin, Conques, France, septembre 2003 ***



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UNE AMITIÉ FRANCO-QUÉBÉCOISE BIEN ENRACINÉE !
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HOMMAGE À UN GRAND HISTORIEN DU QUÉBEC
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Hommage au grand historien JACQUES LACOURSIÈRE (1932-2021).


Durant les années 60, j'ai eu le privilège de travailler dans son équipe, celle du journal historique

Le Boréal Express. Il était un historien exceptionnel. Durant sa longue vie, il a voulu et il a su vulgariser

l'histoire du Québec sous différentes formes: les livres, les émissions de télévision, les émissions de radio,

les séries historiques en vidéo, etc. On lui doit la très populaire série, en 12 volumes:

Nos racines - L'histoire vivante des Québécois.

Au milieu des années 90, avec Marcel Masse, Francine Lelièvre et Henri Rethoré, il a mis sur pied la

Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC).

Il en a été le premier secrétaire.

J'offre mes sincères condoléances à la conjointe et aux enfants de ce grand historien québécois.

Je vous invite à écouter Denis Vaugeois, historien et ancien ministre québécois de la Culture…

 

Roger Barrette

 

 

 
DANS LES ROUGEURS D'OCTOBRE...

À la mémoire de Marie

 

C'était dans les rougeurs d'octobre.

Son front était couronné d'épines et d'oeillets de poètes.

Elle marchait sous les yeux d'Orion et les étoiles du matin.

 

Ses sentiers étaient garnis de pas perdus,

perdus sous les charmilles et les ombres.

Ses derniers pas.

 

Les sentiers se sont arrêtés

là même où elle s'est pendue, là même où, derrière les buissons

rôdent encore regrets et tendresses.

Mais les promeneurs ne savent plus.


Perdurent les appels des mésanges,

perchées sur les branches de mes paumes.

Là même où se repose un psaume dernier.

Là même où elle s'est envolée.

 

Depuis, je parcours avec elle

ses chemins de croix.

 

*** Émile Roberge, L'Aube d'un siècle (poèmes), page 93, Humanitas, 2009. ***

( Émile est un membre émérite du Réseau Québec-France / Francophonie depuis la première heure de sa fondation. Ses poèmes ont été publiés, salués et récompensés au Québec et en France )


** Photo : Paul Lacasse, Sentier sous le feuillage, octobre 2016. **

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En forêt

 

Dans la forêt étrange, c'est la nuit,

C'est comme un noir silence qui bruit.


Dans la forêt, ici blanche et là brune,

En pleurs de lait filtre le clair de lune.


Un vent d'été, qui souffle on ne sait d'où,

Erre en rêvant comme une âme de fou.


Et sous des yeux d'étoile épanouie,

La forêt chante avec un bruit de pluie.


Parfois il vient des gémissements doux,

Des lointains bleus pleins d'oiseaux et de loups;


Il vient aussi des senteurs de repaires;

C'est l'heure froide où dorment les vipères,


L'heure où l'amour s'épeure au fond du nid,

Où s'élabore en secret l'aconit;


Où l'être qui garde une chère offense,

Se sentant seul et loin des hommes, pense.


Pourtant la lune est bonne dans le ciel,

Qui verse, avec un sourire de miel,


Son âme calme et ses pâleurs amies

Au troupeau roux des roches endormies.

 

 

** Germain Nouveau (1851 - 1920) - Recueil : Premiers poèmes **


*** Photo : Paul Lacasse, Madère, octobre 2017 ***

 

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Les musulmanes 

 

(dédié à Camille de Sainte-Croix)


Vous cachez vos cheveux, la toison impudique,
Vous cachez vos sourcils, ces moustaches des yeux,
Et vous cachez vos yeux, ces globes soucieux,
Miroirs pleins d'ombre où reste une image sadique ;

L'oreille ourlée ainsi qu'un gouffre, la mimique
Des lèvres, leur blessure écarlate, les creux
De la joue, et la langue au bout rose et joyeux,
Vous les cachez, et vous cachez le nez unique !

Votre voile vous garde ainsi qu'une maison
Et la maison vous garde ainsi qu'une prison ;
Je vous comprends : l'Amour aime une immense scène.

Frère, n'est-ce pas là la femme que tu veux :
Complètement pudique, absolument obscène,
Des racines des pieds aux pointes des cheveux ?

Germain Nouveau.

 

 

Le grelot de l'espoir

Ils entendent tinter le grelot

de l'autre côté du brouillard

à l'orée d'un autre monde

 

ils vont vers l'autre Vie

au pas serein de leur monture

au sommet des Himalayas

dans ces paysages de versants escarpés

d'air raréfié, de pentes rocailleuses

où la prudence est le pain quotidien

où la hâte n'existe pas

où le voyage ne se fait que lentement

au gré du souffle précieux de la Vie !

 

l'éternité est là, l'éternité les attend

et les enveloppe. Ils vont ainsi

vers la rencontre lointaine

vers l'étoile qui les appelle !

 

*** Paul Lacasse, L'Archipel du rêve, p. 72, édité chez Bouquinbec, novembre 2020 ***

 

** Photo : Paul Lacasse, Il neige en hauteur, janvier 2008, Patagonie **

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LES OISEAUX EN CAGE


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

Si tu ne les entends pas, tu es sourd;

Il y a deux oiseaux dans toute cage :

Si tu ne les vois pas, tu es aveugle.


Dans toute cage il y a deux oiseaux,

Et deux hommes en tout homme.


Dans toute cage, il y a un oiseau

Qui pleure le Paradis terrestre;

Il y a un oiseau dans toute cage

Qui pleure l’infini défendu.


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

L’un rêve du verger, l’autre du ciel.


Dans toute cage, il y a un oiseau

Qui siffle pour que le soleil se lève;

Il y a un oiseau dans toute cage

Qui siffle pour que la lune se dévoile.


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

L’un dit la vie, l’autre la mort.


Dans toute cage, il y a un oiseau

Qui soupire après son frère;

Il y a un oiseau dans toute cage

Qui désespère d’être entendu.


Dans toute cage il y a deux oiseaux :

Chacun voudrait tromper sa solitude.


Il y a deux oiseaux dans toute cage

Qui seront délivrés un jour,

Et deux hommes en tout homme

Qui cesseront de souffrir ensemble.

 

*** Alphonse SÈCHE *** 


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